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Taxe foncière 2022

Comme chaque année, les Saviniens viennent de recevoir leur avis d’imposition foncier. Cette année, ils constatent une augmentation conséquente. Pourtant le nouveau Maire, Alexis Teiller, s’était engagé à ne pas augmenter les impôts lors de sa campagne électorale et avait répété cet engagement lors des vœux à la population.

Que s’est-il passé ?

L’impôt foncier est calculé à partir d’un taux, voté par la commune et d’une base, dite « valeur locative », qui varie en fonction du type de logement. Le montant de notre impôt foncier est calculé en multipliant la base par le taux.

Or cette année la base augmente de 3,4% du fait de l’indice INSEE[1] de révision des bases locatives pour prendre en compte l’inflation. Cette augmentation se répercute sur le montant de la taxe bien que la commune n’ait pas augmenté son taux. En conséquence les Saviniens paient plus cher leur taxe foncière. Le maire et sa nouvelle majorité, en toute connaissance de la hausse de la base, ont donc trompé nos concitoyens en prétendant que l’impôt ne serait pas augmenté.

On peut se souvenir qu’Éric Mehlhorn et son équipe, dont beaucoup sont dans la majorité actuelle, avait déjà fait la même promesse de campagne avant d’augmenter lourdement les impôts en 2016 et 2017 trompant déjà les Saviniens.

[1] Depuis la loi n°2017-1837 de finances du 30 décembre 2017, les valeurs locatives cadastrales servant de base d’imposition à la taxe foncière sont revalorisées au moyen d’un coefficient forfaitaire qui tient compte de l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) publié par l’INSEE au mois de novembre précédent la taxation.

Compte tenu de la valeur de l’IPCH constatée en novembre 2021, le coefficient de revalorisation est fixé à 1,034 pour les propriétés non bâties et les propriétés bâties (hors locaux professionnels).

Source : https://www.impots.gouv.fr/particulier/questions/sur-mon-avis-de-taxe-fonciere-la-base-de-calcul-augmente-est-ce-normal

 

M. Teillet, quel Maire êtes-vous ?

Personne ne conteste plus la gravité du bouleversement climatique, et nous vivons cet été 2022 un épisode de canicule exceptionnel.  Comment répondons-nous à cette crise à Savigny ?  Au lieu d’amorcer la transition énergétique, le Maire engage l’achat d’un car diesel et ne fait rien pour réduire la distance entre école et domicile. Au lieu de développer les ilots de fraicheur, il fait abattre une centaine de marronniers en bonne santé pour augmenter les places de parking, et dépense l’argent de la métropole pour en replanter d’autres.

Sur le plan de la sécurité, la situation se tend dans toutes les banlieues. Que faisons-nous à Savigny ? Le Maire ne fait rien pour obtenir davantage de forces de police nationale, diminue les capacités d’intervention des centres sociaux, et prétend régler les questions de sécurité en regroupant notre police avec celles de deux autres villes, déjà elles-mêmes incapables de régler leurs problèmes de violence urbaine.

Le Conseil municipal fonctionne-t-il au moins correctement ? Pas vraiment.  Le nouveau Maire réduit un peu plus à chaque séance les possibilités de dialoguer pour faire avancer les dossiers locaux.

Terminées les occasions de débattre lors des conseils municipaux. La majorité s’enferme dans l’obstruction et ne partage pas les documents de travail. Le maire et ses adjoints éludent les questions posées faute de bien connaitre leurs dossiers. En conseil, le Maire ne tient pas compte des amendements proposés, même pour des corrections techniques dans les textes.

Oubliés les conseils de quartier mis en place lors de la dernière mandature, le budget participatif, les concertations avec les habitants pour co-construire des propositions.

Le maire a montré son mépris et son arrogance lors du dernier conseil au moment d’approuver le nouveau projet de renouvellement urbain du quartier de grand-vaux. Un projet de 100 M€ dont 7,3 M€ TTC à la charge de la commune et de 19,7 M€ TTC à celle du GOSB qui nous refacturera ces coûts, concernant 6 000 habitants, la démolition de 583 logements et la construction de 970 nouveaux logements, de nouvelles infrastructures à prévoir, des travaux prévus jusqu’en 2031 … Nos élus sont longuement intervenus pour poser des questions et proposer de dialoguer sur des améliorations encore possibles pour ce projet important. Aucune réponse n’a été donnée, aucun débat n’a pu être mené. Le conseil a duré 40 mn dont 35 mn d’interventions des élus de l’opposition.

Groupe BVS : Lydia BERNET, Corinne CAMELOT-GARDELLA, Nathalie COETMEUR, Jean-Marc DEFREMONT, Bruno GUILLAUMOT, Fatima KADRI, Patrice KOUAMA, Jacques SENICOURT

La saga de la rénovation de l’école Ferdinand-Buisson

Ouf, ce projet devient enfin réalité et nous nous en réjouissons ! Malgré d’importantes réserves et critiques, nous avons à chaque étape du projet émis des votes favorables en conseil municipal. Mais, nous avons aussi régulièrement constaté l’absence de concertation lors de l’élaboration de ce projet structurant pour l’organisation de nos écoles.

L’article consacré à la rénovation du groupe scolaire Ferdinand-Buisson dans le dernier Mag de la ville (septembre- N° 12) est truffé d’inexactitudes et surtout de non-dits relatifs à ce projet qui a connu beaucoup de turpitudes.

Une réalisation coûteuse au plan capacitaire : 15,5 M€ pour seulement 8 classes supplémentaires

Non, le projet n’a pas été lancé fin 2016 ! C’est le 14 décembre 2015 que le conseil municipal a souhaité « s’engager dans la restructuration du groupe scolaire Ferdinand-Buisson et la réhabilitation de locaux associatifs dits « école Joséphine » … et a sollicité une subvention auprès du Conseil départemental dans le cadre du contrat de territoire (2012-20215) d’un montant de 4 376 081 € ». A ce stade le coût estimé du projet était de 4 672 000 €.

A noter que la demande de subvention a été adoptée 17 jours avant la date de clôture du dépôt des dossiers de demande de subventions. Il s’est dit à l’époque que le dossier avait été bricolé en toute hâte pour que la ville ne perde pas cette subvention que Madame Spicher-Bernier n’avait pas demandée au cours de son mandat, la réservant pour financer la piscine qu’elle nous promettait. Mais c’est Eric Mehlhorn qui lui succède en 2014…

Deux années plus tard, le 20/12/2018 le conseil municipal apprend que « l’intégration au projet de l’école maternelle Paul Bert comporte un intérêt supérieur à celui de l’intégration au projet de l’école Joséphine ». Avec l’option de » huit salles de classes et / ou salles d’activités supplémentaires » le nouveau scénario est estimé à 7 280 721 €. Le transfert des classes de l’école Kennedy et la réhabilitation de l’école Joséphine sont abandonnés et c’est l’idée de permettre ainsi l’agrandissement du collège Paul Bert sur l’enceinte de l’école maternelle qui l’emporte probablement à la demande du département dont Éric Mehlhorn est un des élus.

Puis, les dérives financières se succèdent :

  • En 2019 : le coût s’établit à 10,9 M€ car « la première estimation ne portait que sur les bâtiments et il y a tout le reste » nous explique-t-on.
  • En 2020 : Éric Mehlhorn, encore maire, après l’échec d’un premier appel d’offre rajoute 3,6 M€ ce qui porte le projet à 14,5 M€.
  • Lors des 15 mois de mandat de Jean-Marc Defrémont la facture reste stable : la première tranche de travaux se termine fin octobre 2021.
  • Et stupéfaction, en 2022 pour terminer la seconde phase, M. Alexis Teillet nouveau maire affiche une nouvelle hausse de 1 M€ dont 110 000 € de bitumage de la cour de l’école élémentaire et 336 000 € de révision de prix prévue au marché !

15,5 M€ pour seulement 8 classes de plus, cela fait quasiment 2 M€ par classe : probablement les classes les plus chères de France ! Certes, l’ensemble du groupe scolaire est rénové avec l’agrandissement des salles de restauration, une mutualisation de l’office et le maintien de salles pour les activités périscolaires, mais en terme capacité d’accueil de nouveaux élèves le coût dépasse l’entendement.

Et ce n’est que le coût direct car il ne faut pas oublier en coût indirect les pertes de subventions départementales du fait de la durée du projet (7 ans).

La subvention de 4 376 081 € a été obtenue dans le cadre du contrat de territoire départemental adopté le 02/07/2012 par la majorité de gauche – avec Jérôme Guedj comme Président – auquel les villes pouvaient souscrire jusqu’au 31/12/2015. Mais la commune ne pouvait pas solliciter d’autres subventions tant que cette dernière en cours n’était pas consommée (clause départementale). En conséquence Savigny-sur-Orge n’a rien obtenu du département depuis 2016 alors que ce dernier -passé à droite – a lancé le PRI (plan de relance de l’investissement en 2015-2016) et les contrats de partenariat à partir de 2018 dotés respectivement de 19 M€ et de 25 M€ par année. En 2021 ce sont de nouveaux dits « contrats Terres d’avenir » destinés à cofinancer des projets intégrant transition écologique et / ou numérique qui sont lancés (212 M€ sur 6 ans). Espérons que Savigny-sur-Orge, quatrième ville de l’Essonne, pourra enfin obtenir la part qui lui revient. Il reste aussi à négocier la cession des surfaces de l’ex-école maternelle Paul Bert au département pour agrandir le collège.

Un choix contestable en termes de répartition de nos écoles sur le territoire et une école déjà inadaptée aux exigences du 21ième siècle.

Une école mastodonte dans un quartier déjà très encombré du fait de la gare, du collège et des deux grands lycées, accueillant des élèves éloignés est contestable. En termes de carte scolaire, notre préférence était la création d’une nouvelle école pour constituer un groupe scolaire maternelle / primaire à Champagne (Aimée Leclerc). L’objectif premier d’une carte scolaire est de limiter la longueur les déplacements des familles et des élèves.

Ensuite, le risque d’insécurité est permanent avec des entrées et sorties sur une avenue Charles de Gaulle très encombrée et avec un vrai trottoir situé d’un seul côté (heureusement il a été élargi).

Une école maternelle, pour des enfants de moins de 6 ans, sur trois niveaux n’est pas optimal. De plus, le nouvel ensemble du fait de sa conception semble ne pas répondre aux nouvelles pratiques pédagogiques et aux enjeux futurs :

  • Pourquoi une seule salle informatique pour 350 élèves et une seule connexion internet à la bibliothèque ? Un pôle informatique par classe avec une dizaine de connexions serait préférable tout comme un câblage de toutes les salles.
  • Pourquoi les professeurs ne disposent pas de bureaux équipés en informatique pour travailler sur place et en équipe.
  • Pourquoi il n’a pas été prévu des locaux pour que les enseignants puissent recevoir les parents ?

Bref, la conception de cette école date du siècle dernier : des salles de classe indépendantes desservies par des couloirs rendant impossible la mise en place de ce qui est fixé comme objectif, à savoir la pédagogie différenciée, l’interdisciplinarité.

Un travail plus collectif entre tous les élus et les services, en concertation avec les enseignants et les parents, aurait permis l’émergence d’un meilleur projet.

Jacques SENICOURT

Projet de rénovation urbaine de Grand Vaux

Le projet de rénovation du quartier Grand Vaux arrive enfin dans sa phase opérationnelle.

C’est le fruit d’un long cheminement, commencé après 2008 et la prise de conscience du délabrement de ce quartier bâti dans les années 60 et négligé depuis les années 80, comme de nombreux autres l’ont été dans les banlieues.

C’est aussi le moment où tout se noue, ou les choix essentiels se figent, dessinant ce que seront les nouveaux espaces, les nouvelles activités, et l’avenir de la population.

Comme l‘indique la note de synthèse, plusieurs alternances municipales récentes ont infléchi plus ou moins profondément ce projet, tout en conservant une ossature générale commune.

Le projet initial comportait de nombreuses failles. Nous ne pouvons que nous satisfaire que plusieurs modifications que nous avons apportées entre 2020 et 2021 aient été conservées.

Ainsi le choix de la géothermie en collaboration avec les villes voisines permettra d’apporter aux habitants une solution moins couteuse, moins polluante, et surtout plus réaliste que le que le mix gaz/ biomasse qui avait prévalu jusqu’en 2020.

De même l’amélioration du nombre de logements sociaux reconstruits sur place, que nous avons négociée avec l’ANRU, redonne un peu de respiration à la ville qui sans cela, par manque de réserves foncières, n’aurait pas été en capacité de reconstituer les logements détruits dans le cadre de ce projet.

Enfin les renégociations financières que nous avons menées avec les opérateurs et avec l’ANRU, ont permis à la ville et à l’EPT d’économiser de plus de 6 millions d’euros d’investissement, rendant le projet soutenable financièrement, ce qui n’était pas le cas en 2020 lorsque nous avons repris le dossier.

Il faut d’ailleurs remercier chaleureusement les services de l’EPT et le cabinet Sorgem, qui n’ont pas ménagé leur peine pour faire aboutir ces négociations.

Pourtant plusieurs points faibles demeurent au moment de figer le projet. Parmi ces points je voudrais en souligner trois :

  • Tout d’abord, il faut le noter, seuls 13% des habitants actuels de ce quartier y resteront à l’issue de la rénovation. Ainsi, un peu plus d’un sur dix de ces mêmes habitants qui ont enduré la dégradation de leur habitat durant de nombreuses années, bénéficieront de la rénovation. Bien sûr les conditions posées par l’ANRU imposent de diversifier l’habitat et donc de déplacer des populations. Bien sûr les enquêtes de relogement montrent une volonté de départ de nombreuses familles vers un cadre de vie qu’elles espèrent meilleur. Mais le fait demeure : le budget de 100 millions consacré à cette opération ne bénéficiera que très peu aux familles les plus impactées par la dégradation du quartier. Les pistes de relogement mènent encore trop souvent vers des logements tout aussi dégradés que celui de Grand Vaux, déplaçant les difficultés au lieu de les traiter.
  • Il faut noter également la faiblesse des réponses à l‘enclavement du quartier, coupé de la ville depuis sa construction par l’autoroute A6, une des causes principales de sa dégradation. Après l’occasion manquée du tram train Massy Evry qui ne comporte aucun arrêt à Grand Vaux, le quartier le plus peuplé du secteur, le projet de rénovation en 2018 a amplifié la difficulté en ne désenclavant que vers la ville voisine d’Epinay, vers l’extérieur, alors que la priorité aurait dû porter sur le franchissement de l’autoroute, pour rattacher le quartier au reste de notre commune. Malgré tous nos efforts, il n’a pas été possible en 2020 de revenir sur cette erreur commise au début du projet, le périmètre de la ZAC n’incluant pas la voie au sud du quartier, où se trouve une rue notoirement trop étroite pour assurer les circulations d’une population de près de 6000 habitants. Cette question du désenclavement est capitale et il est incompréhensible qu’elle n’ait pas été mieux prise en compte, au point de risquer de compromettre à terme la réussite d’un projet qui représente près de 100 millions de budget, dont beaucoup d’argent public.
  • Enfin nous devons regarder objectivement l’évolution du quartier et le rapport qu’il conservera, ou pas, avec son histoire. Bien qu’une attention particulière soit portée sur l’amélioration paysagère du quartier, l’emprise au sol des bâtiments va pratiquement doubler. Qui plus est, même s’il est prévu de replanter davantage d’arbres qu’on en abattra, le quartier aujourd’hui comporte une grande richesse d’arbres anciens, qui ont fait partie du parc du château de Grand Vaux démoli dans les années 50. Il en est de même pour le patrimoine bâti. Nous avions engagé en 2021 le rachat d’un ilot de maisons du 18eme siècle en bon état de conservation et qui témoignent de l’histoire du quartier. Contemporaines du château de Grand Vaux, elles bordaient l’ancien potager de la propriété et l’ancien moulin aujourd’hui disparu.

Situés en bordure du projet, en dehors des zones de démolition/reconstruction, ces bâtiments pouvaient se reconvertir en un équipement public qualitatif qui aurait maintenu le lien de ce quartier avec son histoire ancienne et récente. Ce sont les bâtiments qui conservent ce lien, ce sont les pierres qui nous relient à notre histoire, et non les 200 000 euros que le projet consacre à la réalisation de vidéos que bien peu regarderont. En adossant la future maison de quartier à cet ensemble revalorisé, situé juste à côté du futur espace paysagé en bordure de l’Yvette, c’est tout à la fois une disponibilité plus rapide plus cohérente et plus qualitative que le projet aurait gagnée, donnant davantage d’âme et de sens aux 1,6 millions d’euros que le projet prévoit désormais de consacrer à une maison de quartier « tout béton », excentrée et sans âme.

On a pu constater ces derniers mois une certaine désinvolture de la commune envers son histoire, envers son patrimoine bâti et son patrimoine arboré. Le quartier Grand Vaux pâtit donc de cette même négligence, et c’est dommage.

Pour conclure, nous voterons bien sûr pour l’engagement de ce projet si attendu, qui aura mobilisé de longs efforts, mais nous ne pouvons que déplorer les derniers arbitrages d’une majorité qui n’a pas eu la volonté et la ténacité pour défendre jusqu’au bout des améliorations importantes qu’il était possible d’obtenir et qui auraient amélioré au bénéfice de tous cette rénovation urbaine majeure.

Projet de convention de site pluriannuelle de renouvellement urbain de GRAND-VAUX

Intervention relative à l’approbation du nouveau projet de convention de site pluriannuelle de renouvellement urbain de GRAND-VAUX lors du Conseil Municipal du 12-07-2022

Nous voterons ce point car, outre l’indispensable rénovation du quartier, nous y retrouvons une grande part des améliorations que nous lui avions apportées durant notre court mandat, pour ne citer que le recours à la géothermie ou l’urbanisme transitoire.

Toutefois, nous regrettons amèrement votre choix d’abandonner le projet de centre communal de santé qui aurait pu apporter à la Ville un outil pour l’accès à la santé et à la prévention pour toutes et tous en lui substituant une maison de santé certes pas inutile mais d’une plus faible ambition puisqu’elle ne rassemble que des professionnels de santé fonctionnant en médecine libérale.

Le financement qui va peser sur la Ville va poser 3 questions :

  • Comment prendre en charge sur la période de 8 ans un minimum de 3 millions d’euros par an ?
  • Une part importante de ces dépenses va passer par le Grand Orly Seine Bièvre, quel impact sur les comptes de la Ville ? Le paiement de ces sommes étant inclus dans le budget de fonctionnement, cela va donc limiter les marges de manœuvre de la Ville d’une part
  • D’autre part, comment va être traitée la TVA sur ces sommes, sera-t-elle récupérée par le GOSB ? Dans ce cas, ce serait une charge supplémentaire d’1,5 million d’euros.

Le programme prévoit la destruction de 583 logements sociaux compensés par la construction de 300 nouveaux pour un total de 970 nouveaux logements (sociaux et en accession) sur le site. Ceci aura donc comme conséquence la nécessité de reconstruire ailleurs dans Savigny 504 nouveaux logements sociaux.

Une nouvelle fois, nous souhaitons vous alerter sur les conséquences de votre entêtement à vouloir réaliser des programmes mixtes. Avec un taux de 50% de logements privés dans ces programmes de rattrapage, ce sont donc 1174 logements à construire pour la reconstitution de Grand-Vaux auxquels il faudra bien évidemment ajouter les logements sociaux qui nous manquent encore. Pour arriver au 25%, ce sont plus de 3000 logements qu’il faudra construire.

Ce programme, prévoit à nouveau des logements locatifs intermédiaires, 120 tout de même, alors que la demande exprimée sur la Ville n’est que de 13 demandes, que ces logements ne visent pas les classes moyennes, le plafond de ressources est de 7079 euros pour un couple avec 2 enfants. À Savigny, d’après l’INSEE, ce ménage appartient aux 20% les plus riches.

J’ai eu plaisir en lisant les différentes maquettes financières d’y retrouver les améliorations que nous avions négociées avec l’ANRU sans en trouver de nouvelles. Vous nous avez accusés bien imprudemment d’avoir laissé ce dossier à l’abandon durant les 15 mois de notre gestion de la commune, dans les 6 premiers mois du votre mandat, ce dossier n’a fait que constater des reculs et peu d’avancées.

Réponse d’Alexis TEILLET, Maire de Savigny Sur Orge

Cinq mois de mandat : l’heure des premiers bilans

Après avoir promis monts et merveilles pendant sa campagne électorale de l’automne dernier, la nouvelle équipe municipale se révèle incapable de réaliser ses engagements.

La sécurité qui devait être une priorité avec « le doublement des effectifs de la police municipale » n’a jamais été aussi négligée. Ainsi le budget, dans sa présentation officielle de mars dernier, ne prévoit aucun effort dans ce sens en 2022, ni en création de postes, ni en budget d’équipement. Le quartier de la gare continue de se dégrader et les faits de délinquance d’augmenter. Pour toute solution, le nouveau maire envisage de fusionner la police municipale avec deux villes voisines, faisant de Savigny un vague satellite des villes de Viry-Châtillon et Juvisy, où se prendront toutes les décisions en la matière.

Aucun nouvel équipement d’envergure n’est prévu, à l’exception des investissements déjà engagés depuis longtemps et de l’achat du cinéma que nous avions programmé. Alors que la population augmente, rien n’est fait pour combler notre retard dans les équipements destinés à la petite enfance, à la jeunesse, à la santé, à la voirie et surtout au scolaire, qui devrait être une priorité.

La maîtrise du budget est tout aussi délaissée. Les budgets de l’école Buisson déra-pent, les frais de personnel grimpent sans augmentation d’effectif, l’augmentation des dépenses d’énergie n’est pas correctement anticipée.

La modification PLU présentée comme urgente et prioritaire est reportée au mois de septembre ! Au mépris de toutes les promesses, l’urbanisation de la ville se poursuit et même s’accélère sur la base du PLU de M. Eric Melhlorn alors que nous avions laissé un dossier de modification prêt.

Quant à la démocratie locale, elle n’apparait que sur les montants de dépenses, mais pas sur le terrain : suppression de fait des conseils de quartier, des réunions d’information sans véritable concertation (cf. rue Carnot où on abat tous les arbres), un maire et une majorité qui refusent sans aucun argument toutes nos propositions, un conseil municipal qui refuse aux oppositions des moyens décents pour travailler, une information municipale devenue une propagande de campagne permanente.

Le nouveau Maire est pourtant content de lui-même. Toujours prêt à faire son propre éloge, il se pare d’adjectifs flatteurs faute de pouvoir s’appuyer sur la moindre action concrète et utile.

Nous avons ici l’exemple parfait d’un maire qui ne sert à rien.

Budget primitif 2022

Un budget étriqué, marqué par le renoncement à la solidarité et par le manque d’investissements malgré une situation financière excellente

Ce budget traduit les choix politiques contestables de la nouvelle majorité.

En recettes : les Saviniens verront leur impôt foncier augmenter de 3,4% alors qu’ils subissent déjà une forte inflation et une flambée des coûts de l’énergie.
En dépenses la subvention de la Ville au Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) diminue, et réduit l’accompagnement de la ville en faveur des ainés comme des foyers modestes.

Nous avons proposé d’affecter au CCAS 50% des recettes supplémentaires générées par la hausse de l’impôt foncier, soit 335 000 euros, à un fonds de secours pour nos concitoyens qui seront en difficulté financière dans les mois qui viennent. La majorité municipale a rejeté notre amendement.

Les investissements prévus se réduisent à la poursuite des projets engagés par Éric Mehlhorn et par les projets que nous avions engagés dès 2020. Aucun projet d’envergure n’est apporté par la nouvelle majorité. Il faudra se contenter de la rénovation de l’école Ferdinand-Buisson et la maison des associations (au Cosom) avec au passage un nouveau renchérissement des coûts de 1,5 M€ pour ces 2 projets sans véritable justification et d’autre part la finalisation du rachat du cinéma que nous avions nous-même engagée.

De nombreux engagements électoraux de M. A. Teillet ne figurent pas dans ce budget ni même dans les perspectives budgétaires..

Par exemple :

  • Pas de moyens pour de nouvelles caméras de vidéosurveillance supplémentaires ni de policiers municipaux supplémentaires ;
  • Pas de projet concret sur la politique culturelle justifiant l’acquisition du cinéma qui reste à réaménager, il faudra attendre le résultat d’études pour le moment sans objectifs définis ;
  • Rien pour sécuriser les routes, les pistes cyclables et les trottoirs.

Le budget primitif 2022 apparaît donc comme étriqué, marqué par le renoncement à agir.

Pourtant les marges de manœuvre financières de la Ville n’ont jamais été aussi élevées :

  • Plus de 11 millions d’euros en résultats de fonctionnement en 2020 et 2021permettant de financer en grande partie les investissements en cours ;
  • Faible endettement de la Ville au 31/12/2021.

Il est possible de répondre aux besoins sociaux des Saviniens et aux besoins d’équipements publics dont un tiers-lieu pour les jeunes, une crèche, une nouvelle école. Encore faut-il en avoir l’ambition et la volonté !

SAVIGNY : MASSACRE A LA TRONÇONNEUSE

L’avenue Carnot est en cours de réfection depuis un an, avec des aménagements pour les cyclistes. Nous avions choisi, en accord avec les riverains, de conserver tous les arbres sains de cette belle avenue arborée et de remplacer les quelques marronniers fragilisés. Hélas la nouvelle équipe municipale est venue tout détruire, pour soi disant faire passer les réseaux de communication, qui sont déjà en place, pour limiter les frais d’entretien et de taille, et surtout, surtout, pour créer quelques places de stationnement supplémentaires, dans une rue qui n’est pourtant pas saturée. Résultat, une nouvelle destruction de notre patrimoine arboré, après cette de l’avenue de Fromenteau et celle des Marronniers. 

Décidément cette équipe ne respecte ni notre cadre de vie ni son patrimoine, après le refus de sauvegarder les maisons remarquables de la rue Chateaubriand et de la rue Toulouse Lautrec.

L'avenue Carnot est devenue l'avenue carnage.

A vos écrans pour suivre le conseil municipal jeudi 24 mars

La séance sera publique, en salle des mariages, à partir de 20h30.

Lors de cette séance, le groupe des élus Bien Vivre à Savigny expliquera pourquoi le budget 2022 de la ville ne répond pas aux difficultés de beaucoup de Saviniens dans un contexte de hausse de l’impôt foncier de 3,4% et d’inflation générale en particulier des prix de l’énergie.

Les élus de notre opposition expliqueront que ce projet de budget est opaque et confus, qu’il est en contradiction flagrante avec les orientations budgétaires présentées il y a tout juste cinq semaines !

Nos élus expliqueront en quoi ce budget 2022 ne répond que partiellement aux besoins de nouveaux équipements et services publics pour notre ville et ses habitants et en quoi les promesses électorales de l’équipe élue ne sont pas tenues.

A vos écrans !

Rapport d’Orientation Budgétaire 2022

Eléments d’analyse critique du ROB 2022 par Jacques SENICOURT

Ci-dessous le rapport d’orientation budgétaire tel qu’il a été présenté en commission municipale avec en caractère bleu nos commentaires et en caractère rouge les grossières erreurs des auteurs du rapport, sous la responsabilité du Maire et de son adjoint aux finances, à la suite de nos remarques en commission.

Comme je vais l’expliquer ci- après, le rapport d’orientation budgétaire 2022 ne présente pas les informations nécessaires à un vrai débat sur vos choix d’investissement et de gestion pour d’une part l’année 2022 et d’autre part les quatre années futures. De plus il comporte nombre d’incohérences ou d’insuffisances d’analyse et d’explication. Et enfin, la réglementation définie par le CGCT et la loi NOTRe en particulier n’est pas complétement respectée.

C’est pourquoi nous avons proposé en commission un report de ce débat d’orientation budgétaire pour vous laisser le temps d’élaborer un document de qualité.

Vous avez refusé cette proposition et maintenu ce rapport avec toutes ses insuffisances et nous le regrettons » (Extrait de l’Intervention J. SENICOURT lors du conseil municipal du 17 février 2022).