Savigny, 4ème ville de l’Essonne, est aussi une des villes les moins bien équipées : pas de pistes cyclables, une salle de spectacle sous dimensionnée et vieillissante, un réseau de voirie très long (110 km) en mauvais état, des écoles saturées, des équipements sportifs insuffisants pour permettre une pratique sportive large, une carence de logements sociaux prononcée par la préfecture, etc.
Longtemps isolée hors de l’intercommunalité, enfermée dans ses a priori, la commune s’est appauvrie en refusant les mutualisations et en gérant sans impliquer la population.

Seul point positif de la mandature écoulée, un désendettement provisoire de la commune, qui ne s’est fait que par l’augmentation massive des impôts et par la réduction des services aux Saviniens.

Pour rompre avec cette période, il faut bien sûr se fixer des buts à atteindre, comme de résorber les difficultés de stationnement, de juguler des programmes de construction qui poussent partout comme des champignons, de relancer l’économie locale ou d’améliorer le taux de services aux habitants.
Ces objectifs, il faut les réaliser sans augmenter la pression fiscale.

Taux de taxe fonciere :
une hausse  de 19,6%
en 2016/2017

On ne peut plus continuer à augmenter les impôts à chaque fois qu’on ne parvient pas à tenir ses promesses électorales. Sous réserve que le gouvernement Macron re réduise pas le budget alloué aux communes, ou n’augmente pas leurs dépenses, nous stabiliserons les taux de taxes locales. Si la ville a besoin de  marges budgétaires supplémentaires, il faudra aller les rechercher dans des financements externes, en investissement comme en fonctionnement, et s’appuyer sur une politique budgétaire à la fois plus rigoureuse et plus dynamique.

Transparence des comptes et élaboration démocratique du budget de la ville

Démocratie participative et débat démocratique avant le vote du budget :

la bonne décision est toujours celle qui est la mieux partagée. Impliquer les Saviniens dans les décisions à prendre, c’est ce qui a manqué le plus aux majorités municipales depuis des décennies. Le projet de budget fera l’objet d’un vrai travail de concertation en commission municipale après consultation des Saviniens. Les conseils de quartier disposeront d’un budget participatif.

Se doter d’outils de gestion :

Le budget de la ville est de 70 millions d’euros. Il est incompréhensible que pour un tel montant, une méthode de gestion moderne ne soit pas mise en place. Les choix budgétaires doivent se faire en pleine connaissance des coûts des activités.

Bien gérer la ville : économies et optimisation de chaque investissement

Mieux analyser les besoins et ne pas se laisser guider par des a priori, ni penser que l’engagement d’un budget suffit à solutionner un problème.

Chaque euro dépensé doit l’être pour les services publics aux Saviniens, pour l’amélioration des conditions de travail des fonctionnaires et assimilés de la ville et en application des dispositions règlementaires. C’est notamment :

  • Améliorer l’organisation et du fonctionnement des services de la ville ;
  • Supprimer les doubles dépenses entre services internes et sous-traitance ;
  • Mutualiser nos dépenses avec d’autres villes pour réaliser des économies ;
  • Organiser la recherche systématique de subventions ;
  • Optimiser nos dépenses d’investissement : définition du besoin strict, recherche de la meilleure qualité au moindre coût par un comité des investissements réunissant les services compétents et les élus responsables avant toute proposition d’engagement et avant la préparation des marchés.

Bien gérer la ville : un audit pour repartir en 2020 sur de bonnes bases !

L’équipe municipale sortante a traité avec légèreté un certain nombre d’affaires sur lesquelles il est nécessaire de faire la clarté au plan juridique et financier : le montage de l’opération Jean Morigny (résidence autonomie et crèche intergénérationnelle), les cessions de patrimoine (la Savinière, le réseau cablé SFR) et les acquisitions immobilières au prix fort, le bilan des délégations de service publics (crèche des « petits fripons » et restauration scolaire), le dossier de restructuration du groupe scolaire Ferdinand Buisson.

Nos propositions budgétaires en résumé:

 

  • Elaborer les budgets  avec l’ensemble du Conseil municipal et après concertation avec la population.
  • Supprimer les doublons de dépenses entre commune et intercommunalité, entre services internes et sous-traitance.
  • Elargir la mutualisation des dépenses dans et en dehors de l’intercommunalité.
  • Mieux anticiper les besoins et établir un plan pluriannuel d’investissements plus cohérent.
  • Modérer l’endettement de la commune.
  • Organiser la recherche systématique de financements externes.
  • Instaurer un budget participatif pour chaque conseil de quartier.
  • Gérer les budgets par services au travers d’une comptabilité analytique.
  • Evaluer régulièrement les résultats pour améliorer le fonctionnement des services.