On ne voit que cela, ce trou béant aux abords de la gare. On parle du coût pour la ville, de l’impact sur nos impôts.
On se demande si les travaux vont démarrer bientôt et si la commune va enfin trouver un constructeur.

 Mais en attendant que se passe-t-il chaque jour dans cette école ?

Des élèves sont installés dans les préfabriqués mal isolés, dans la seule cour de récréation encore utilisable.

Faute de place dans la cour, il n’est pas possible que tous les élèves sortent pour la récréation en même temps : deux récréations sont donc organisées le matin et deux autres l’après-midi. Les plus grands jouent dans la cour, avec les cris inhérents aux jeux de cet âge, pendant que les plus jeunes tentent d’apprendre à lire dans les préfabriqués. Les parents, les enseignants s’interrogeaient déjà sur les effets de la chaleur estivale pour les classes dans ces préfabriqués. Ils sont d’autant plus inquiets de voir leurs enfants y passer un été supplémentaire.

Les enseignants ont déménagé leur classe pour un délai annoncé d’un an, ils ne savent pas combien de temps va durer cette difficile situation provisoire. Une seule certitude, cela sera plus long que prévu !

Les élèves et des enseignants de l’ancien bâtiment souffrent également des bruits de cette cour qui résonnent entre les préfabriqués et le bâtiment.
Les enseignants et la directrice sont contraints de se réunir dans l’ancien bâtiment des associations, inadapté et incommode.
L’école se retrouve sans salle informatique, sans bibliothèque, et sans salle libre pour des activités nécessitant le regroupement de classes.
L’organisation du travail est aussi perturbée pour les personnels municipaux en charge du ménage et de la cantine.
L’équipe d’animation doit accompagner des rotations vers le gymnase Cheymol sur le temps du midi pour désengorger cette cour devenue trop étroite afin d’accueillir tous les demi-pensionnaires.

Le projet se déroulant en deux phases, enseignants et élèves seront contraints de migrer provisoirement dans les nouveaux locaux destinés à l’école maternelle, au plus tôt en 2022. Ce n’est qu’à l’issue de la seconde phase qu’ils pourront s’installer dans leurs locaux définitifs.
Inévitablement il y aura des répercussions sur les travaux d’agrandissement du collège P. Bert puisque les élèves de l’école maternelle ne pourront rejoindre la nouvelle école Buisson qu’à la fin de la seconde phase des travaux.
Dans l’intérêt des élèves, personnels municipaux, enseignants et parents se sont adaptés, ont accepté ces conditions de travail précaires. Mais cet allongement supplémentaire du chantier, qu’on aurait pu éviter, est douloureusement subi par tous. Car on parle bien ici d’une situation qui peut durer encore trois ans et ce, à condition que le chantier n’ait qu’un an de retard. C’est une année de trop pour la scolarité de nos enfants.

On pourrait de nouveau pointer les erreurs de la mairie sur la conduite de ce dossier mais cela a déjà été évoqué. On ne peut que constater son manque de réactivité et d’adaptation. Chacun sait maintenant que ce chantier ne peut démarrer avant de longs mois, il est urgent de réagir.

Il faut fermer correctement l’accès au chantier par des palissades, repenser la circulation de la rue, remettre en fonctionnement le trottoir bordant l’école. C’est indispensable pour les déplacements des élèves avec leurs enseignants et avec leurs parents et plus sécurisant pour les Saviniens se rendant à la gare. Il ne faut faire fonctionner les feux tricolores du chantier que pendant sa période d’activité. Cette dernière mesure permettrait de fluidifier la circulation du matin et du soir dans l’avenue Charles de Gaulle.
A ce stade c’est le minimum que peuvent attendre les Saviniens de leur municipalité qui doit sortir de sa léthargie et apporter des solutions de bon sens dont pourtant elle se prévalait.