Strasbourg:  Exemple d’une intégration du vélo réussie.

Le vélo, et plus généralement les nouvelles mobilités, pourraient devenir bientôt le premier moyen de déplacement dans les villes. Comment nous préparons-nous à Savigny? Le 17 octobre dernier la municipalité et Grand Orly Seine Bièvre, notre intercommunalité, nous présentaient une étude sur le développement du vélo à Savigny-sur-Orge. Comme Savigny n’a jamais installé aucune piste cyclable jusqu’ici, cette étude était bien sûr très attendue.

Ou en sommes nous à Savigny-sur-Orge ?

Nous le savons tous, le vélo n’a pas fait partie des  priorités de la municipalités jusqu’ici.  En 2014, notre intercommunalité a lancé un plan d’aménagement des circulations douces. Les communes voisines ont saisi l’occasion de développer leur réseau de pistes cyclables, tandis que Savigny ne s’y est pas associé. De même les communes riveraines de l’acqueduc de la Vanne se sont coordonnées pour aménager un parcours du nord au sud du département le long de cette coulée verte protégée. Savigny est restée la seule commune que l’on ne peut pas traverser à vélo le long de la vanne, faute d’aménagements adaptés. Notre commune accuse donc un retard de plus de 10 ans dans ce domaine, et ne dispose d’aucune piste cyclable ni même de voies protégées.  C’est dans ce contexte que s’est déroulée cette première initiative en faveur du vélo.

 

Une réunion intéressante, mais trop peu fréquentée par le public

Les participants n’étaient pas très nombreux. La commune avait peu communiqué sur l’événement, et l’étude présentée n’avait pas été publiée en amont. C’est bien dommage, car on aurait pu attirer plus de monde sur le sujet, et donc échanger davantage d’idées.

Le cabinet extérieur mandaté pour étudier la question a fourni un travail sérieux et documenté.

  • la géographie de la ville et ses difficultés, comme les franchissements difficiles et les fortes pentes entre le plateau et le centre historique y sont détaillés.
  • Les usages actuels et les objectifs  sont évalués, et permettraient de réduire notablement l’usage de la voiture quand il n’est pas nécessaire.
  • l’intérêt de développer le vélo,  pour désengorger la circulation des voitures,  pour améliorer la qualité de l’air, pour favoriser l’activité physique à tous âges.

Inscrire le plan vélo dans un diagnostic de tous les déplacements dans la commune

 » L’urgence: établir un plan des déplacements dans la commune « 

Mais  un plan vélo ne peut être réellement efficace que s’il s’inscrit dans une réflexion globale sur tous les modes de déplacement de la commune. Or Savigny a justement besoin d’une réflexion urgente sur les problèmes de circulation et de stationnement  trop longtemps négligés. Ce sont tous les modes de déplacement qu’il faut revoir:

– les déplacements à pied rendus difficiles par l’état des trottoirs et les poteaux qui les encombrent – la circulation et le stationnement automobile, aujourd’hui saturés du soir au matin
– les nouvelles mobilités, et pas seulement les vélos, qui vont prendre une place croissante dans les villes.
– l’amélioration de l’offre de transports collectifs à l’intérieur de la commune.

Ce travail sur les déplacements devra intégrer les difficultés de franchissement de la voie ferrée et de l’autoroute. Il devra prendre en compte les nécessaires voies de rabattement vers la gare, les accès aux commerces et équipements publics, les accès aux communes voisines comme Orly où se trouvent les emplois. . Ce n’est que par ce travail global que la commune pourra harmoniser les modes de déplacement, sans les opposer les uns aux autres. C’est aussi de cette manière que nous pourrons réduire progressivement le besoin de déplacement automobile.

Mener les études à leur terme, mais agir sans attendre

Le plan vélo présenté à Savigny a mobilisé beaucoup d’énergie, et il a aussi un coût financier. Ce travail d’étude est nécessaire, même s’il ne doit pas rester une réflexion isolée sur un mode de déplacement en particulier.

Mais il ne remplace pas les actes concrets, urgents, pour assurer la sécurité des cyclistes et favoriser ce mode de déplacement.

  •  Protéger les points de franchissement les plus dangereux, comme les carrefours le long du boulevard Aristide Briand.
  • Mettre en place des voies protégées dans les rues à fort trafic.

 

 » N’attendons pas la fin des études pour prendre les mesures les plus urgentes « 

  • Faciliter l’accès aux cyclistes de certains équipements publics communaux
  • .Mettre en zone de rencontre (15 km/h) les places ou se croisent voitures, bus, pietons et vélos, comme aux abords de la place Davout
  • Inscrire dans le projet éducatif de la ville une sensibilisation aux règles de prudence à destination des plus jeunes.

.Et bien d’autres mesure encore permettraient de réduire, un peu, le retard considérable de la commune dans le domaine des circulations douces en général, et du vélo en particulier.