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Catégorie : Conseil municipal

M. Teillet, quel Maire êtes-vous ?

Personne ne conteste plus la gravité du bouleversement climatique, et nous vivons cet été 2022 un épisode de canicule exceptionnel.  Comment répondons-nous à cette crise à Savigny ?  Au lieu d’amorcer la transition énergétique, le Maire engage l’achat d’un car diesel et ne fait rien pour réduire la distance entre école et domicile. Au lieu de développer les ilots de fraicheur, il fait abattre une centaine de marronniers en bonne santé pour augmenter les places de parking, et dépense l’argent de la métropole pour en replanter d’autres.

Sur le plan de la sécurité, la situation se tend dans toutes les banlieues. Que faisons-nous à Savigny ? Le Maire ne fait rien pour obtenir davantage de forces de police nationale, diminue les capacités d’intervention des centres sociaux, et prétend régler les questions de sécurité en regroupant notre police avec celles de deux autres villes, déjà elles-mêmes incapables de régler leurs problèmes de violence urbaine.

Le Conseil municipal fonctionne-t-il au moins correctement ? Pas vraiment.  Le nouveau Maire réduit un peu plus à chaque séance les possibilités de dialoguer pour faire avancer les dossiers locaux.

Terminées les occasions de débattre lors des conseils municipaux. La majorité s’enferme dans l’obstruction et ne partage pas les documents de travail. Le maire et ses adjoints éludent les questions posées faute de bien connaitre leurs dossiers. En conseil, le Maire ne tient pas compte des amendements proposés, même pour des corrections techniques dans les textes.

Oubliés les conseils de quartier mis en place lors de la dernière mandature, le budget participatif, les concertations avec les habitants pour co-construire des propositions.

Le maire a montré son mépris et son arrogance lors du dernier conseil au moment d’approuver le nouveau projet de renouvellement urbain du quartier de grand-vaux. Un projet de 100 M€ dont 7,3 M€ TTC à la charge de la commune et de 19,7 M€ TTC à celle du GOSB qui nous refacturera ces coûts, concernant 6 000 habitants, la démolition de 583 logements et la construction de 970 nouveaux logements, de nouvelles infrastructures à prévoir, des travaux prévus jusqu’en 2031 … Nos élus sont longuement intervenus pour poser des questions et proposer de dialoguer sur des améliorations encore possibles pour ce projet important. Aucune réponse n’a été donnée, aucun débat n’a pu être mené. Le conseil a duré 40 mn dont 35 mn d’interventions des élus de l’opposition.

Groupe BVS : Lydia BERNET, Corinne CAMELOT-GARDELLA, Nathalie COETMEUR, Jean-Marc DEFREMONT, Bruno GUILLAUMOT, Fatima KADRI, Patrice KOUAMA, Jacques SENICOURT

Projet de rénovation urbaine de Grand Vaux

Le projet de rénovation du quartier Grand Vaux arrive enfin dans sa phase opérationnelle.

C’est le fruit d’un long cheminement, commencé après 2008 et la prise de conscience du délabrement de ce quartier bâti dans les années 60 et négligé depuis les années 80, comme de nombreux autres l’ont été dans les banlieues.

C’est aussi le moment où tout se noue, ou les choix essentiels se figent, dessinant ce que seront les nouveaux espaces, les nouvelles activités, et l’avenir de la population.

Comme l‘indique la note de synthèse, plusieurs alternances municipales récentes ont infléchi plus ou moins profondément ce projet, tout en conservant une ossature générale commune.

Le projet initial comportait de nombreuses failles. Nous ne pouvons que nous satisfaire que plusieurs modifications que nous avons apportées entre 2020 et 2021 aient été conservées.

Ainsi le choix de la géothermie en collaboration avec les villes voisines permettra d’apporter aux habitants une solution moins couteuse, moins polluante, et surtout plus réaliste que le que le mix gaz/ biomasse qui avait prévalu jusqu’en 2020.

De même l’amélioration du nombre de logements sociaux reconstruits sur place, que nous avons négociée avec l’ANRU, redonne un peu de respiration à la ville qui sans cela, par manque de réserves foncières, n’aurait pas été en capacité de reconstituer les logements détruits dans le cadre de ce projet.

Enfin les renégociations financières que nous avons menées avec les opérateurs et avec l’ANRU, ont permis à la ville et à l’EPT d’économiser de plus de 6 millions d’euros d’investissement, rendant le projet soutenable financièrement, ce qui n’était pas le cas en 2020 lorsque nous avons repris le dossier.

Il faut d’ailleurs remercier chaleureusement les services de l’EPT et le cabinet Sorgem, qui n’ont pas ménagé leur peine pour faire aboutir ces négociations.

Pourtant plusieurs points faibles demeurent au moment de figer le projet. Parmi ces points je voudrais en souligner trois :

  • Tout d’abord, il faut le noter, seuls 13% des habitants actuels de ce quartier y resteront à l’issue de la rénovation. Ainsi, un peu plus d’un sur dix de ces mêmes habitants qui ont enduré la dégradation de leur habitat durant de nombreuses années, bénéficieront de la rénovation. Bien sûr les conditions posées par l’ANRU imposent de diversifier l’habitat et donc de déplacer des populations. Bien sûr les enquêtes de relogement montrent une volonté de départ de nombreuses familles vers un cadre de vie qu’elles espèrent meilleur. Mais le fait demeure : le budget de 100 millions consacré à cette opération ne bénéficiera que très peu aux familles les plus impactées par la dégradation du quartier. Les pistes de relogement mènent encore trop souvent vers des logements tout aussi dégradés que celui de Grand Vaux, déplaçant les difficultés au lieu de les traiter.
  • Il faut noter également la faiblesse des réponses à l‘enclavement du quartier, coupé de la ville depuis sa construction par l’autoroute A6, une des causes principales de sa dégradation. Après l’occasion manquée du tram train Massy Evry qui ne comporte aucun arrêt à Grand Vaux, le quartier le plus peuplé du secteur, le projet de rénovation en 2018 a amplifié la difficulté en ne désenclavant que vers la ville voisine d’Epinay, vers l’extérieur, alors que la priorité aurait dû porter sur le franchissement de l’autoroute, pour rattacher le quartier au reste de notre commune. Malgré tous nos efforts, il n’a pas été possible en 2020 de revenir sur cette erreur commise au début du projet, le périmètre de la ZAC n’incluant pas la voie au sud du quartier, où se trouve une rue notoirement trop étroite pour assurer les circulations d’une population de près de 6000 habitants. Cette question du désenclavement est capitale et il est incompréhensible qu’elle n’ait pas été mieux prise en compte, au point de risquer de compromettre à terme la réussite d’un projet qui représente près de 100 millions de budget, dont beaucoup d’argent public.
  • Enfin nous devons regarder objectivement l’évolution du quartier et le rapport qu’il conservera, ou pas, avec son histoire. Bien qu’une attention particulière soit portée sur l’amélioration paysagère du quartier, l’emprise au sol des bâtiments va pratiquement doubler. Qui plus est, même s’il est prévu de replanter davantage d’arbres qu’on en abattra, le quartier aujourd’hui comporte une grande richesse d’arbres anciens, qui ont fait partie du parc du château de Grand Vaux démoli dans les années 50. Il en est de même pour le patrimoine bâti. Nous avions engagé en 2021 le rachat d’un ilot de maisons du 18eme siècle en bon état de conservation et qui témoignent de l’histoire du quartier. Contemporaines du château de Grand Vaux, elles bordaient l’ancien potager de la propriété et l’ancien moulin aujourd’hui disparu.

Situés en bordure du projet, en dehors des zones de démolition/reconstruction, ces bâtiments pouvaient se reconvertir en un équipement public qualitatif qui aurait maintenu le lien de ce quartier avec son histoire ancienne et récente. Ce sont les bâtiments qui conservent ce lien, ce sont les pierres qui nous relient à notre histoire, et non les 200 000 euros que le projet consacre à la réalisation de vidéos que bien peu regarderont. En adossant la future maison de quartier à cet ensemble revalorisé, situé juste à côté du futur espace paysagé en bordure de l’Yvette, c’est tout à la fois une disponibilité plus rapide plus cohérente et plus qualitative que le projet aurait gagnée, donnant davantage d’âme et de sens aux 1,6 millions d’euros que le projet prévoit désormais de consacrer à une maison de quartier « tout béton », excentrée et sans âme.

On a pu constater ces derniers mois une certaine désinvolture de la commune envers son histoire, envers son patrimoine bâti et son patrimoine arboré. Le quartier Grand Vaux pâtit donc de cette même négligence, et c’est dommage.

Pour conclure, nous voterons bien sûr pour l’engagement de ce projet si attendu, qui aura mobilisé de longs efforts, mais nous ne pouvons que déplorer les derniers arbitrages d’une majorité qui n’a pas eu la volonté et la ténacité pour défendre jusqu’au bout des améliorations importantes qu’il était possible d’obtenir et qui auraient amélioré au bénéfice de tous cette rénovation urbaine majeure.

Projet de convention de site pluriannuelle de renouvellement urbain de GRAND-VAUX

Intervention relative à l’approbation du nouveau projet de convention de site pluriannuelle de renouvellement urbain de GRAND-VAUX lors du Conseil Municipal du 12-07-2022

Nous voterons ce point car, outre l’indispensable rénovation du quartier, nous y retrouvons une grande part des améliorations que nous lui avions apportées durant notre court mandat, pour ne citer que le recours à la géothermie ou l’urbanisme transitoire.

Toutefois, nous regrettons amèrement votre choix d’abandonner le projet de centre communal de santé qui aurait pu apporter à la Ville un outil pour l’accès à la santé et à la prévention pour toutes et tous en lui substituant une maison de santé certes pas inutile mais d’une plus faible ambition puisqu’elle ne rassemble que des professionnels de santé fonctionnant en médecine libérale.

Le financement qui va peser sur la Ville va poser 3 questions :

  • Comment prendre en charge sur la période de 8 ans un minimum de 3 millions d’euros par an ?
  • Une part importante de ces dépenses va passer par le Grand Orly Seine Bièvre, quel impact sur les comptes de la Ville ? Le paiement de ces sommes étant inclus dans le budget de fonctionnement, cela va donc limiter les marges de manœuvre de la Ville d’une part
  • D’autre part, comment va être traitée la TVA sur ces sommes, sera-t-elle récupérée par le GOSB ? Dans ce cas, ce serait une charge supplémentaire d’1,5 million d’euros.

Le programme prévoit la destruction de 583 logements sociaux compensés par la construction de 300 nouveaux pour un total de 970 nouveaux logements (sociaux et en accession) sur le site. Ceci aura donc comme conséquence la nécessité de reconstruire ailleurs dans Savigny 504 nouveaux logements sociaux.

Une nouvelle fois, nous souhaitons vous alerter sur les conséquences de votre entêtement à vouloir réaliser des programmes mixtes. Avec un taux de 50% de logements privés dans ces programmes de rattrapage, ce sont donc 1174 logements à construire pour la reconstitution de Grand-Vaux auxquels il faudra bien évidemment ajouter les logements sociaux qui nous manquent encore. Pour arriver au 25%, ce sont plus de 3000 logements qu’il faudra construire.

Ce programme, prévoit à nouveau des logements locatifs intermédiaires, 120 tout de même, alors que la demande exprimée sur la Ville n’est que de 13 demandes, que ces logements ne visent pas les classes moyennes, le plafond de ressources est de 7079 euros pour un couple avec 2 enfants. À Savigny, d’après l’INSEE, ce ménage appartient aux 20% les plus riches.

J’ai eu plaisir en lisant les différentes maquettes financières d’y retrouver les améliorations que nous avions négociées avec l’ANRU sans en trouver de nouvelles. Vous nous avez accusés bien imprudemment d’avoir laissé ce dossier à l’abandon durant les 15 mois de notre gestion de la commune, dans les 6 premiers mois du votre mandat, ce dossier n’a fait que constater des reculs et peu d’avancées.

Réponse d’Alexis TEILLET, Maire de Savigny Sur Orge

A vos écrans pour suivre le conseil municipal jeudi 24 mars

La séance sera publique, en salle des mariages, à partir de 20h30.

Lors de cette séance, le groupe des élus Bien Vivre à Savigny expliquera pourquoi le budget 2022 de la ville ne répond pas aux difficultés de beaucoup de Saviniens dans un contexte de hausse de l’impôt foncier de 3,4% et d’inflation générale en particulier des prix de l’énergie.

Les élus de notre opposition expliqueront que ce projet de budget est opaque et confus, qu’il est en contradiction flagrante avec les orientations budgétaires présentées il y a tout juste cinq semaines !

Nos élus expliqueront en quoi ce budget 2022 ne répond que partiellement aux besoins de nouveaux équipements et services publics pour notre ville et ses habitants et en quoi les promesses électorales de l’équipe élue ne sont pas tenues.

A vos écrans !